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27 Décembre 2010
Oracle : trop de salariés veulent partir !Oracle est en France confronté une nouvelle fois au désamour de ses salariés. Le moins que l’on puisse dire est que l’ambiance ne doit pas être au beau fixe.Philippe Nieuwbourg
Oracle a mis en œuvre un PSE, c’est à dire un Plan de Sauvegarde de l’Emploi, un plan de réduction de postes qui cherche à éviter de licencier des salariés en s’appuyant sur le volontariat de ceux qui souhaitent quitter l’entreprise. Les différentes acquisitions et le souhait de Oracle Corp de maitriser (c’est à dire de réduire) ses coûts impose de passer par des suppressions de postes. Dans beaucoup d’entreprises, la mise en place d’un plan de départ volontaire permet juste de limiter le nombre de licenciements, mais chez Oracle c’est l’inverse ! Il y a encore une fois plus de candidats au départ que de postes à supprimer. Quelle ambiance !
Alors que les salariés volontaires devaient se faire connaître avant Noël, il semble que les derniers jours aient vu un afflux de candidatures au départ. C’est en majorité dans les départements « consulting » et « ventes » que les volontaires sont les plus nombreux. La section CFDT de Oracle l’explique d’ailleurs sur son blog, je cite : « L'opportunité parait trop belle aux ventes, à l'avant vente pour ne pas "tenter sa chance", alors que les moteurs de motivation internes sont éteints depuis plusieurs années et que le marché de l'emploi recommence à briller ». L’entreprise va donc devoir gérer encore une fois une situation ubuesque, et « refuser » des départs volontaires. Une commission de suivi a été mise en place ; elle va devoir négocier puis décider qui a « le droit de partir » ou pas. Une situation qui devra ensuite être gérée au quotidien par des managers dont les équipes seront en partie composées de salariés qui n’ont pas été « autorisés à quitter l’entreprise » alors qu’ils le souhaitaient. Difficile sans doute de motiver ses équipes dans cet environnement. Des salariés qui pourraient cependant choisir de partir quand même pour certains. Un sondage réalisé par la CFDT montre que 46 % des salariés qui verraient leur demande de départ volontaire refusée pourraient partir de leur propre initiative. Des départs complémentaires qui aideront la direction de Oracle à atteindre les objectifs fixés par les Etats-Unis de « sauvegarde de la compétitivité ».
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